Jean-Marie Lanfranchi : « Un bon cru 2020 pour Laufen sur le marché du contract »
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Jean-Marie Lanfranchi : « Un bon cru 2020 pour Laufen sur le marché du contract »
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Jean-Marie Lanfranchi : « Un bon cru 2020 pour Laufen sur le marché du contract »

Laufen, au travers de ses gammes en céramique et en solid surface, développe son activité prescription dans le non-résidentiel sur un marché-clé : l’hôtellerie. Globalement, 2020 demeurera pour l’industriel suisse une bonne année. Reste l’avenir. Les projets de ses clients, dont ceux portés par les grands groupes et les grandes infrastructures, seront-ils gelés dans les mois qui viennent ?

Propos recueillis par Christian Capitaine

Jean-Marie Lanfranchi, directeur de Laufen France

Concept Bain : Quelle est l’approche de Laufen concernant les projets de prescription?

Jean-Marie Lanfranchi : Dans le domaine de la prescription, Laufen traite essentiellement avec les acteurs du tertiaire. Sur ces marchés du non-résidentiel (notre champ d’intervention le plus large), nos principaux clients appartiennent au secteur de l’hôtellerie. Et comme nombre d’entre eux sont dans le giron de grands groupes internationaux, nous les travaillons avec une approche internationale. Par ailleurs, nous intervenons dans le cadre de projets pour des infrastructures de types aéroports (notamment en équipements d’urinoir), gares ferroviaires, immobilier commercial, hôpitaux, CHU, Ehpad, etc.

CB : Comment vous organisez-vous pour signer des projets ?

J-M L : Le secteur de l’hôtellerie est très diffus. Donc, il n’y a pas de règle. En conséquence, une grande part de notre travail de prescription consiste à rencontrer les architectes qui interviennent sur ces dossiers. A cet égard, une manifestation comme Architect@Work est pour nous pourvoyeuse d’affaires. C’est d’ailleurs dans le cadre de cet événement que nous avons rencontré l’architecte Julie Fuillet, qui a ensuite travaillé avec nous sur le projet de l’hôtel La Caserne Chanzy, à Reims. Nous y avons installé l’an passé une centaine de lavabos, réalisés sur-mesure, en solid surface de la gamme Sentec.


BESPOKE DE LAUFEN
Initié par l’architecte Julie Fuillet, le projet d’aménagement de salles de bains dans l’Hôtel « La Caserne Chanzy », sis à Reims (Marne), a vu le fabricant utiliser le concept BeSpoke
. © Matthew Shaw

CB : Quelles sont les gammes-clés de Laufen sur ces marchés de la prescription ?

J-M L : Nous proposons d’abord une gamme « pro », déclinée sous la gamme Laufen Clean Coat. Ses éléments sont équipés d’un revêtement de silice de céramique comparable au verre et cuit à l’émail d’origine. Ce procédé novateur permet d’obtenir un émail à la fois parfaitement lisse, ultrarésistant et facile à nettoyer puisqu’aucune saleté ne peut s’y incruster. La deuxième gamme que nous proposons pour la prescription est liée à notre activité de fabrication de solutions sur mesure, grâce à notre usine installée en Pologne. Dans cette catégorie de produits réalisés en résine, qui constitue pour Laufen une part très importante de son activité, nous travaillons main dans la main avec les architectes. Les produits que nous devons leur livrer doivent répondre à des dimensions très précises.

CB : Quel fut l’impact des deux confinements sur votre activité « prescription » ?

J-M L : Nous avons, tout d’abord, accusé du retard sur certains chantiers lié à des retards dans la livraison des produits. Cela étant, cette année restera, pour nous, un exercice peu impacté par la crise sanitaire : nous avons encore, tout au long de l’année, été portés par les contrats signés avant 2020. En revanche, les interrogations portent sur les années qui viennent, et notamment 2022. Est-ce que les grands groupes, les grandes infrastructures, types aéroports, qui connaissent de sévères difficultés, ne vont-ils pas geler leurs projets en matière de rééquipement ? Toute la question est là. Reste qu’à l’heure où je vous parle, sur le plan des affaires, nous nous en sortons bien.